La gare

Avant tout un peu d'histoire :

La gare de Marans aurait été construite aux environs de 1871 sur la ligne de chemin de fer Nantes-Bordeaux. Elle est aujourd'hui désaffectée et même à vendre. Les gares les plus proches sont, côté Vendée L'Ile d'Elle et côté Charente-Maritime Andilly - Saint-Ouen. 

Depuis la gare, il y avait une ligne pour le port de Marans et une autre pour le réseau CFD des Charentes et des Deux Sèvres (CFD : compagnie des chemins de fer départementaux) construite en 1896 et arrêtée le 31 Décembre 1950. Section Marans-Saint Jean d'Angely.

67 Km, largeur des voies 1 m puis transformée à 0m60. La première gare était à Saint Jean de Liversay. Le 26 Novembre 1899 mise en service du petit train du Marais avec raccordement à Ferrière à "la gare des lapins" il fallait 2h10 pour aller de Marans à Niort avec 2 changements.

Pour en savoir plus : http://rail17.free.fr/Marans.htm / http://rail17.free.fr/NS-LR.htm

Image provenant du site rail17.free.fr


LE TEMPS BÉNI DE LA RENGAINE

C'était le temps béni de la rengaine, c'était le temps ou à MARANS on avait le choix entre trains et bus pour aller à LA ROCHELLE ou à LUCON.

Dans les années 50, il y avait peu de voitures, d'où l'obligation de prendre ces moyens de locomotions.

Plus lent (une heure entre MARANS et LA ROCHELLE) plus cher, le bus est moins confortable que le train.

Dans ce combat entre deux sociétés, les bus BRIVIN racheté par OCECARS, devenu aujourd'hui LES MOUETTES, et les trains il y avait le choix. Les trains sont régulièrement bondés.

La micheline était d'un seul compartiment, un poêle à bois pour réchauffer les clients pendant la période d'hiver. Équipée d'un moteur diesel elle avait des pointes de vitesses atteignent les 70 km / h elle ne connaissait pas de retard, plus performante que le bus, elle permettait d'aller dans toutes les directions.

Assuré par la micheline, les petits déplacements, les ouvriers se rendent au travail. Le grand train, lui, était plus en direction des voyageurs désirant s'évader quelques jours de chez eux. Locomotive à vapeur, deux allers et retours par jour entre NANTES-BORDEAUX.


Le droit de prendre un train ou une ligne de passage pour l'achat d'un billet au guichet de la gare, celui-ci était alors contrôle par un agent avant la montée dans le véhicule. Celles et ceux qui accompagnent, sont également dans l'obligation de prendre un billet de quai.

Épargnée pendent la seconde guerre mondiale, la gare voit dans les années 60 son trafic diminuer (surtout la micheline) Plus de voitures, des bus de meilleure qualité, que la gare de MARANS cesse ses activités. Les trains, ne font que passer. Un service de bus est mis en service (LA ROCHELLE - LA ROCHE SUR YON). De belles années se terminent à cet instant.











































La petite anecdote d'un marandais

Dans les années 1946, les véhicules ne circulaient pas beaucoup après la fin de la guerre, on se déplaçait à bicyclette pour aller travailler, les circonstances voulant que travaillant dans la région de Bouhet et manquant de matériel, je suis retourné à bicyclette à Marans en début d'après-midi pour reprendre le chemin inverse le soir même. Mon employeur, ayant pitié de moi, téléphona à la gare de Marans pour que le petit train m'attende, bien sûr, le train est parti avec du retard, mais c'était une autre époque.

Dans les années 1947, étant devenu un petit champion cycliste et me déplaçant toujours avec le train que je prenais en gare de la Rochelle, combien de fois les wagons étant complets, je restais debout sur le marchepied accroché à la poignée extérieure, pas de problème pour la vitesse, la seule chose était la fumée du train, à l'arrivée j'étais tout noir mais les copains aussi, c'était la bonne époque. Par contre, nos vélos de courses étaient entassés dans les wagons de marchandises sans grandes précautions, il fallait prévoir une housse.

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